Usine d’électricité de Hambach :

        ce que vous devez savoir


Photo du président de l'agglomérationChers habitants de l’Agglomération de Sarreguemines,


En 2006, face à la pénurie de terrains industriels constructibles, la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences a décidé d’engager les études d’aménagement de l'Europôle 2, zone d’activité dédiée aux grands projets économiques.

La particularité de cette zone industrielle de 213 hectares est d’être conçue sur la base d’une politique environnementale très forte puisqu’elle comprend 82 hectares d’espaces naturels que nous avons voulu protéger et qu’elle sera réalisée selon des techniques respectueuses des milieux naturels.


Aussi, quand nous avons étudié le projet d’implantation d’une unité de production électrique de type cycle combiné au gazde Direct Energie, notre première préoccupation fut de vérifier la compatibilité environnementale de cette implantation avec la politique de développement durable que nous menons chaque jour.


Certains s’inquiètent des éventuelles conséquences d’une telle unité au sein de notre territoire, notamment en termes sanitaires. Aussi, face à un certain nombre affirmations orientées, nous croyons utile de vous apporter les éléments de réponse figurant dans le dossier soumis actuellement à enquête publique quant à la préservation de notre qualité de vie; que nous habitions à proximité ou non de la future unité de production électrique de Hambach.

 
 

Usine Direct Energie

Le projet architectural de Direct Energie  intégré au site de l'Europôle 2.

 

Un dossier accessible à tous


Etant très attachés à la transparence de l’action de la Communauté d’Agglomération et à l’écoute de tous, nous avons souhaité qu’une information sur le projet de Direct Energie puisse se faire dès que possible. Ainsi, les 4 et 5 mars 2009, le projet de centrale électrique a été présenté aux élus des communes d’implantation et de la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences. Le lendemain, ce projet a été présenté à la presse. L’ensemble des habitants a pu ainsi prendre connaissance de cette nouvelle implantation industrielle dans l’ensemble des journaux locaux et parfois même en première page.
Le 19 mars 2009, lors d’une réunion publique de l’assemblée communautaire, l’unanimité des élus de la Communauté d’Agglomération a décidé d’accepter l’installation du projet de Direct Energie sur l’Europôle 2.

Une réelle compatibilité avec les objectifs environnementaux


Le projet d’unité de production électrique prévu à Hambach est parfaitement compatible avec le Grenelle de l’environnement puisque les cycles combiné gaz, qui ont le rendement le plus élevé des unités thermiques, doivent permettre de répondre aux objectifs du protocole de Kyoto visant à faire diminuer les émissions de CO2.

Jean-Louis  Borloo, Ministre de l’écologie et principal promoteur du Grenelle de l’environnement, a ainsi autorisé le 10 juin 2009 l’exploitation d’une unité de production électrique à Hambach et confirme la conformité de ce projet avec les objectifs environnementaux et énergétiques de la France. La France est obligée d’importer son électricité pour faire face aux pics de consommation électrique comme cet hiver. Les besoins de la France en électricité augmentent de 1,3% par an. Pour couvrir la demande en période de pics de consommation, la France a donc besoin de construire plusieurs centrales à cycle combiné gaz jusqu’en 2020 telles que celle du site de Hambach.

La préservation de la Sarre


Pour fonctionner, un cycle combiné au gaz naturel a besoin d’eau de refroidissement. Pour le projet de Hambach, cette eau sera pompée dans la Sarre à Sarralbe. Le volume d’eau nécessaire est de 1 100 m3/heure. Or, le débit de la Sarre au lieu de pompage est en moyenne de 45 000 m3/heure. Aussi, le projet de Direct Energie ne prélèvera que 2,4% du débit de ce cours d’eau. C’est pour cette raison que la Police de l’Eau a accepté la demande de prélèvement en eau de Direct Energie.

Paysages aux alentours de Hambach


 
Pour ce qui est de la qualité de l’eau, nous croyons également avoir été très vigilants sur ce point. La future unité de production électrique pompera de l’eau comportant déjà des intrants (sulfates, phosphates,..). Du fait de l’évaporation, l’unité rejettera la même quantité d’intrants mais plus concentrés, auxquels s’ajoutent les produits de traitement anti-corrosion. Aussi, avons-nous demandé à Direct Energie de prévoir un système d’épuration d’eau. Ceci sera fait pour la première fois pour ce type de projet. Un jardin filtrant sera donc créé sur une surface complémentaire de 10 hectares pour permettre le refroidissement et l’épuration de l’eau pompée avant rejet. Ce rejet n’aura jamais une température supérieure de 3°C à celle de la Sarre.
La qualité globale de la Sarre restera donc inchangée. Les autres projets en cours de construction en France ne comportent pas ce type de procédé environnemental (Pont-sur-Sambre, Montoire de Bretagne, Blénod, Saint-Avold,...).

Une qualité de l’air toujours très bonne


La qualité de l’air est une de nos préoccupations, mais également celle des services de l’Etat qui devront se prononcer sur la compatibilité du projet avec la santé. La DDASS, en charge des affaires sanitaires, n’acceptera le projet que s’il ne présente aucun risque pour la santé. Les chiffres qui doivent être pris en compte pour mesurer l’impact sur la qualité de l’air sont les apports de l’unité dilués dans l’air à proximité du site de production, et non pas ceux mesurés dans la cheminée. Cela reviendrait à comparer une personne qui respire la fumée d’un feu de bois à l’intérieur d’un conduit de cheminée à une autre personne qui se trouve dans un jardin à proximité et qui respire l’air extérieur.
Ainsi, les valeurs à considérer au niveau des premières habitations dans le cas le plus défavorable sont les suivantes :

Tableau de la lettre de juin 2009

Source : Conclusion de l’étude sur l’évaluation des risques sanitaires du dossier soumis à enquête publique
µg : microgramme, soit un millionième de gramme.
Poussières*1 : les poussières rejetées par l’unité sont uniquement celles prélevées dans l’air ambiant puisque la combustion du gaz proprement dit ne provoque pas de poussière
.

Ce tableau démontre que les conséquences du projet de Direct Energie sur la qualité de l’air sont très minimes et permettent de conserver une très bonne qualité de l’air aux alentours du site de production. Ceci d’autant plus que les relevés effectués depuis 10 ans sur l’agglomération démontrent que l’air est déjà de bonne qualité. 

Un important effort d’intégration au site


Une autre de nos préoccupations est de minimiser l’impact paysager de la future implantation. De ce fait, nous avons demandé à Direct Energie de consacrer une enveloppe supplémentaire de 6 millions d’euros à l’intégration paysagère des bâtiments. En outre, l’unité sera implantée dans une zone située en contrebas du relief alentour et au plus loin des premières habitations situées à Willerwald (800 m). L’emprise vendue à Direct Energie ne permet pas d’accueillir d’autre unité que celle prévue ; ce qui garantit l’impact paysager sur le long terme.

Nous avons également exigé et obtenu que toutes les nouvelles lignes électriques soient souterraines. Cette possibilité technique a été validée par RTE en charge de la réalisation de tels réseaux.



De nombreuses retombées économiques


Il ne faut pas négliger les importantes retombées économiques liées à l’arrivée de Direct Energie au sein de notre agglomération. Ce projet permettra de créer 400 à 1 000 emplois durant trois ans selon les phases du chantier de construction. Les retombées économiques locales seront de l’ordre de 40 millions d’euros pour les entreprises locales de construction et de 8 millions d’euros par an pour les autres activités (hôtellerie, restauration,…).
Lors de l’exploitation du site, une centaine d’emplois directs ou indirects sera créée et 2 millions d’euros par an seront alloués aux entreprises en charge de la maintenance.

Enfin, les retombées fiscales très importantes, qui nous permettront d’apporter de nouveaux services aux habitants ou de soutenir les communes de l’agglomération, doivent aussi être soulignées.

Si vous avez des questions supplémentaires relatives à ce projet, vous pouvez vous renseigner lors de l’enquête publique ouverte jusqu’au 10 juillet 2009.

Quel que soit le village où vous résidez, nous vous assurons que les élus de la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences sont particulièrement attentifs au développement harmonieux de l’ensemble de notre agglomération et à la préservation de notre cadre de vie. Notre accord pour l’implantation de ce projet ne saurait souffrir d’aucune concession qui serait préjudiciable à la santé des habitants.

Roland Roth, Président de la Communauté d’Agglomération

Sarreguemines Confluences

Conseiller Régional de Lorraine

 
 
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