Cette centrale électrique a deux vocations : permettre le remplacement des vieilles centrales polluantes dont l’arrêt est programmé et permettre à la France de gagner en indépendance électrique dans les périodes de pointe, en participant également à répondre à la hausse des besoins en électricité
Pour rappel : la France est obligée d’importer son électricité pour faire face aux pics de consommation comme cet hiver, au cours de la première semaine du mois de janvier. Les besoins de la France en électricité augmentent globalement de 1,3% par an. Pour couvrir la demande en période de pics de consommation, la France a donc besoin de construire 2 centrales de 400MW par an d’ici 2020.
La dépendance énergétique de la France est un fait indiscutable : elle ne dispose plus de gisements de matières premières (charbon, gaz, uranium, etc.). L'Etat et les entreprises y remédient en diversifiant la provenance des importations pour réduire le risque de rupture de l’approvisionnement (pour le gaz par exemple : Algérie, Qatar, Russie, Royaume Uni, Hollande, Norvège,…).
Les moyens de production d'électricité sont également diversifiés pour réduire le risque d’interruption de la fourniture (nucléaire, gaz, hydro, éolien, solaire…). Des efforts sont également faits pour améliorer l’efficacité énergétique, maîtriser la demande et favoriser les énergies alternatives.
La centrale est prévue pour fonctionner en période de pics de consommation, c’est-à-dire de pointes (par opposition aux périodes creuses lors desquelles seules l’électricité de base est utilisée).
Les pointes sont des pics de consommation qui sont soit saisonniers (hiver rigoureux, été caniculaire) soit journaliers (matin, soir). C’est justement l’avantage de ce type d’installation que de pouvoir produire de l’électricité à la demande, ce que ne peut pas faire le nucléaire, l’éolien ou le solaire.
La centrale électrique ne produit qu’en période de pointe car elle n’est rentable qu’au tarif de pointe et non au tarif de base valable en période creuse (cf. Schéma).
La centrale de Hambach à combiné de gaz répondra à ces besoins particuliers, qui sont estimés à ce jour à 4500 h/an. Toutefois, le fonctionnement peut évoluer en fonction des conditions climatiques, de la disponibilité des autres centrales et peut ainsi être amené à varier de quelques centaines d’heures à la hausse ou à la baisse selon les années. Les études ont donc été menées dans un cas majorant correspondant à un fonctionnement à 8 000h/an pour démontrer que dans ces conditions maximalistes, les impacts sont non significatifs.