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  • Vos questions sur la centrale

1) Pourquoi dit-on que cette centrale n'est pas nocive pour la santé ?

 Tout simplement parce que l'évaluation des risques toxiques des concentrations inhalées de polluants présente des valeurs par substance très inférieures aux seuils limites fixés par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :


    oxydes d'azote : approximativement 13 fois inférieur

    oxydes de soufre : approximativement 83 fois inférieur

    poussières : approximativement 17 fois inférieur


Concentration modélisée (µg/m3)

Valeur cible réglementaire (µg/m3)

Seuil de recommandation horaire (µg/m3)

NOx

Entre 2 et 3

40
200

SO2

Entre 0,4 et 0,6

50

30

Poussières

Entre 0,4 et 0,6

25
non précisé

Il est très important de noter que ces calculs ont été obtenus en considérant les valeurs maximales autorisées par la réglementation pour ces substances. De plus, ces valeurs sont attendues à proximité du site de la centrale ; il est bien évident que les concentrations de ces substances dans l'air vont très rapidement se rapprocher de zéro au fur et à mesure que l'on s'éloigne du site Il est internationalement reconnu que les poussières ne se retrouvent dans le gaz qu'à l'état de traces tellement faibles que l'on a des difficultés pour les mesurer. Pour ce qui concerne l'oxyde de soufre, la particularité de la France consiste à rajouter une faible quantité de soufre dans le gaz à l'entrée du pays afin de le rendre odorant. Dans ce cas encore, la mesure de soufre se retrouvera en sortie de cheminée sous forme de traces.


2)  Pourquoi ne pas installer un système catalyseur en sortie de chaudière pour réduire les oxydes d'azote (NOx) comme cela se fait par exemple en Suisse à LIGNON ?


Tout d'abord, LIGNON est une centrale de cogénération de 60 MW électrique + 40 MW thermique. Cette centrale fonctionne à puissance maximum pendant les heures de pointe en hiver et durant quelques heures en été et dans l'inter-saison. Elle marche à puissance minimum pendant les heures creuses. Cette unité produit donc de l'électricité et de la chaleur pour un réseau situé à proximité.

 

Le projet HAMBREGIE n'est absolument pas comparable, car c'est une installation de production d'électricité et non de cogénération. Sa puissance est de 446 MWe nets. Le projet Hambregie n'a pas de réseau de chaleur à alimenter.

 

Il existe une installation à cycle combiné gaz naturel en Italie, qui est équipée d'un système catalyseur de réduction des oxydes d'azote, mais cette installation présente une particularité, car la turbine de ce projet à été boostée afin d'augmenter la puissance, induisant de ce fait une augmentation de l'émission des NOx en sortie de cheminée à près de 75 mg/Nm3 de fumée. Comme cette valeur de NOx ne respectait pas la réglementation, il a fallu installer un système catalyseur pour retrouver des niveaux réglementaires auxquels se situe déjà la centrale Hambregie sans installation de catalyseur.

 

De plus, lorsqu'on installe un système de catalyseur, celui-ci fonctionne généralement avec émissions de particules d'ammoniac à l'atmosphère. La Drire Suisse privilégie peut-être l'émission à l'atmosphère de particules d'ammoniac plutôt que l'émission de particules d'azote. En France, on préfèrera émettre des oxydes d'azote plutôt que des particules d'ammoniac.



3) Quel est le rendement de cette centrale ?


Le débit de gaz naturel est de l'ordre de  78.000 à  79.000 Nm3/h par unité.

On prend généralement un PCI (pouvoir calorifique inférieur) de 10 kWh/Nm3

 

Le calcul devient :

 

Puissance nette délivrée au réseau / puissance de gaz introduite :

446 MW / (78.200 Nm3/h x 10 kWh/Nm3 / 1000) = 57 %


 

4) Cette centrale va contribuer au réchauffement de la planète en rejetant du CO2 ?

 Le plan énergétique français prévoit la construction de plusieurs unités à cycles combiné fonctionnant au gaz naturel dans notre pays en remplacement  des anciennes centrales au fioul et au charbon. Ainsi les émissions de CO2 seront divisées par 3 dans l'avenir.

 

Autres  chiffres comparatifs :

 

  • L'ensemble de l'humanité produit  uniquement en respirant environ 6.000 millions de tonnes de CO2 par an.
  • Les Français produisent uniquement en respirant environ 60 millions de tonnes de CO2 par an.
  • L'éruption du 18 mai 1980 du Mont saint Helens  a relaché près de 22 millions de tonnes de CO2.
  • La centrale Hambregie produira environ 2 millions de tonnes de CO2 par an.


5)  Ne doit-on pas craindre pour l'écosystème ?




Concentration modélisée (µg/m3)

Valeur limite pour la protection

de l'écosystème (µg/m3)

NOx

Entre 2 et 3

CURSOR
30

SO2

Entre 0,4 et 0,6

20

Poussières

Entre 0,4 et 0,6

non précisé

 

6) A quoi servent vos bassins filtrants ?

Les bassins filtrants sont une mesure compensatoire pour participer à la réalisation des objectifs d’amélioration de la

qualité des eaux de la Sarre définis dans la cadre du nouveau  Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion

des Eaux qui est en cours d’élaboration.

A ce titre, toutes les études relatives aux eaux rejetées par la centrale dans la Sarre ont donc été réalisées sans prendre en compte l’action des bassins filtrants. Les résultats obtenus montrent que la règlementation des installations classées  pour la protection de l’environnement applicable aux eaux rejetées est strictement respectée sur tous les critères.

Les bassins filtrants permettront d’abaisser essentiellement les teneurs en Phosphore de l’ordre de 20% et en Ammonium de l’ordre de 50%.

 

 

 7) Est-ce que des produits chimiques et de l'eau chaude vont être déversés dans la Sarre ?

 Hambregie utilisera l'eau de la Sarre pour son système de refroidissement et pour son eau de chaudière. Des produits tout à fait normalisés seront ajoutés, notamment afin d'éviter la corrosion dans les tubes et pour réguler le pH.

L'eau rejetée en fin de cycle contiendra les ions de ces produits dans l'eau. Il faut noter que ces mêmes ions se trouvent déjà à l'heure actuelle, sous forme naturelle, dans l'eau de la Sarre.

L'étude de dilution de ces ions à démontré que pour la quasi majorité de ces ions, on retrouvait la concentration initiale de la Sarre 100 mètres après le point de rejet.

En ce qui concerne la température de rejet de l'eau dans la Sarre, celle-ci respectera la réglementation de la Police de l'Eau. Il faut également noter, que l'adjonction de nombreux jardins filtrants entre le process et le rejet d'eau dans la Sarre permettra de réguler encore mieux cette température de l'eau de rejet.

 

8) Où a été prise la rose des vents ?

Les données sur la rose des vents ont été récupérées auprès de la station de météo France la plus proche du site, à savoir la station de Seingbouse. Pour la constitution du Dossier de Demande d’Autorisation d’Exploiter s’appliquant à une Installation Classée au titre de la Protection de l’Environnement, ces données doivent être impérativement des données officielles : c’est le cas des données en provenance de la station météorologique de Seingbouse.



9) Qu'en est-il des risques de légionellose avec les tours aéroréfrigérantes ?

 Ces risques sont pris en compte dans le dossier de demande d’autorisation d’exploiter. La technologie de refroidissement par tours aéroréfrigérantes à tirage forcé, peut présenter des risques bactériens dans certaines conditions uniquement. Pour réduire cet impact lié au système de refroidissement, les mesures décidées respecteront les dispositions de l’arrêté du 13 décembre 2004 :

  • Etude de risque spécifique à l’installation afin de prendre les dispositions nécessaires à leur limitation
  • Maintien d’une concentration inférieure à 1 000 UFC/L (Unité Formant Colonie/ Litre). Il s’agit d’unité permettant de     dénombrer les bactéries vivantes.
  • Fréquence d’analyse mensuelle par laboratoire agréé. L’étude de risque spécifique peut conduire à augmenter cette fréquence.
  •  Traitement de choc et renouvellement de l’analyse en cas de dépassement de la valeur de seuil de 1 000 UFC/L
  • Arrêt de l’installation en cas de concentration pouvant présenter des risques soit 100 000UFC/L.
  • Traitement au redémarrage.
  • Consignation dans un carnet de suivi de toutes les interventions réalisées sur l’installation, Carnet exigible lors de toute visite du site par l’Inspecteur des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement.

 

Une étude de l’Institut National de l’Environnement Industriel et des Risques a montré que les risques de Légionellose sont avérés lorsque les teneurs en bactéries atteignent un niveau supérieur à 600 000 UFC/L.

En respectant le seuil de 1 000 UFC/L, il est avéré que les risques sont réputés insignifiants.


 

Existe-t-il des centrales électriques de ce type en Allemagne?

OUI :il existe 8 centrales électriques en Allemagne localisées sur la carte ci-dessous. La première mise en service date de 1997.


 
Centrales thermiques en Allemagne HERDECKE CUNO (NW) Mise en service : 2007DORMAGEN (NW) Mise en service : 2000NIEHL II (NW) Mise er service : 2005KNAPSACK (NW) Mise en service : 2007MAINZ-WIESBADEN Mise en service : 2000LUDWIGSHAFEN MITTE Mise en service : 2005MITTE (BE) Mise en service : 1997