Le projet de centrale au gaz naturel est-il compatible avec les engagements du Grenelle de l’Environnement ?
Oui. Le projet s’intègre dans la politique du Grenelle de l’Environnement, avec une technologie qui permet de produire de l’électricité avec les moyens thermiques les plus propres et les plus performants qui soient. Cette centrale participe à la modernisation du parc électrique français qui passe par la fermeture d’infrastructures plus polluantes (centrales au fioul ou au charbon).
Jean-Louis Borloo, ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire, et principal promoteur du Grenelle de l’Environnement, a par ailleurs autorisé l’exploitation de la future centrale électrique de Hambach (Par arrêté du 10 juin 2009).
Le projet de centrale à Hambach a-t-il pris en compte l’impact sur la forêt voisine ?
La forêt située à proximité du site n’a pas été retenue comme étant d’intérêt faunistique et floristique particulier lors des différents inventaires réalisés par les organismes compétents.
La centrale électrique de Hambach n’aura pas d’impact particulier sur les forêts situés à proximité.
Les zones naturelles situées à proximité de la zone Europole 2 ont été prises en compte dans le cadre de l’étude d’impact relative à la création de la zone industrielle.
Quelles sont les émissions de CO2 de la centrale à combiné de gaz de Hambach par rapport aux autres moyens de production thermiques à flamme ?
Les émissions de CO2 sont à prendre en considération à l’échelle nationale, voire mondiale. La France s’est engagée dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment par le protocole de Kyoto et le Paquet Energie Climat qui prévoit la réduction de 20% de ces émissions à horizon 2020. Le remplacement des centrales charbon existantes par des technologies moins émettrices est un des moyens pour y parvenir.
Cette centrale au gaz naturel qui utilise la technologie de cycle combiné est très rentable en électricité (57%, un rendement jamais atteint par les autres centrales thermiques) : pour la même quantité d’électricité produite, les émissions sont donc considérablement moindres que celles d’une centrale à fioul ou à charbon.
Comparaison par rapport aux centrales thermiques classiques (Source : DGEMP) :
o Charbon : 802 g CO2/kWh
o Fioul : 829 g CO2/kWh
o Gaz : 365gCO2/kWh
Comparaison du projet de Hambach avec la centrale de Blénod
La centrale charbon de Blénod (EdF) comporte 3 tranches de 250MW, soit une capacité totale installée de 750MW. Le chiffre communément admis pour l’émission de CO2 des centrales charbon de cet âge est de 900gCO2/kWh.
La centrale de Blénod a donc fonctionné 2 604 640 tCO2/an / (750 000 kW x 900gCO2/kWh) = 3860 heures.
Pour le même nombre d’heures, le CCGT d’Hambach émettra 3860 heures / an x 365 gCO2/kWh x 830 000 kW = 1 169 387 t / an, soit 2,2 moins de CO2 produit avec 10% de puissance en plus.
Quelles sont les hauteurs des bâtiments de la centrale électrique ?
L’unité a été intégrée dans son paysage.
Les dimensions des bâtiments de la centrale sont les suivantes :
- Cheminées : 56 mètres
- Bâtiment chaudière : 53 m
- Bâtiment turbine : 29 m
- Tour aéro-réfrigérant : 20 m
- Réservoir eau brute : 14 m
- Réservoir eau déminée : 13 m
Un bassin macrophyte sera créé en bordure de la centrale, qui sera végétalisé
La centrale de Hambach génèrera-t-elle des émissions polluantes ?
A la différence des centrales au charbon et au fioul, la technologie employée dans la CGN permet de réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx) grâce à l’utilisation de brûleurs de haute technologie. Naturellement pauvre en soufre, le gaz naturel brûlé n'émet quasiment pas de dioxyde de soufre (SOx) et de particules imbrûlées (poussières). Les émissions annuelles en sortie de cheminée sont donc très faibles par rapport aux autres centrales thermiques.
Dans le dossier ICPE, les études des risques sanitaires s'appuient sur les taux règlementaires pour étudier des situations majorantes : dans les hypothèses les plus défavorables est démontré l'absence d'impact. Les rejets réels seront sensiblement inférieurs et les impacts encore plus insignifiants.
Le CO2 n’a quant à lui aucun effet sur la santé. De plus, c’est un gaz qui s’élève dans l’air qui n’est pas défini comme un gaz polluant mais comme un gaz à effet de serre.
Par comparaison, un automobiliste bloqué dans un embouteillage sur l’A1, ou une personne dans un lieu enfumé, sont exposés à des concentrations considérablement plus élevées d'oxyde d'azote et d’oxyde souffre que ne le sera un promeneur à proximité de la centrale : la large dispersion dans l’air des émissions, grâce à la modernité de la technologie utilisée, garantit le maintien de la qualité de l’air dans les alentours de la centrale électrique et au-delà.
Comment surveille-t-on la qualité de l’air ?
Les installations de la centrale électriqe de Hambach seront contrôlées régulièrement par l’État et par l’exploitant. Les rejets en Sox, NOx et CO seront mesurés en continu en sortie de cheminées.
Les effluents d’eau feront l’objet d’une surveillance avant leur rejet vers la Sarre.
Il existe un réseau de capteurs atmosphériques (ATMOLOR), qui possède des capteurs à Sarreguemines (7 km du site) et Volmunster (25 km).
Les mesures complémentaires de surveillance seront définies avec l’administration dans le cadre de l’arrêté préfectoral.